TZR en colère

Blog des TZR d'Ile-de-France et d'ailleurs !

10 septembre 2008

Un peu de poésie

Triste Zèbre Ravaudeur

Fraichement diplômé, le front fier, tu espères
Rallier tes collègues, tes pairs,
Lorsque d'un sigle inconnu on te gratifie :
Novice, tu ne te méfies.

Prends garde, à présent, tendre et zélé remplaçant,
Que ne te gagne l'amertume
Ton métier, malheureusement,
C'est « clown blanc », « itinérant aux mille costumes ».

D'un professeur, tu en as l'air,
Pourtant tu n'es que TZR,
Du vacataire, le frère,
De la rancœur, la sœur.

Errant de salles en salles, ouvrant, fermant des portes,
Achevant des années scolaires déjà mortes,
Tu donnes naissance à des classes
Qu'on t'enlève, quoi que tu fasses.

Aucun poste ne t'appartient,
Personne qui ne te retienne, te regarde.
Tu aimerais que l'on te garde !
C'est vrai, parfois,  n'adopte-t-on pas les bons chiens ?

D'un professeur, tu en as l'air,
Pourtant tu n'es que TZR,
Anonyme, accessoire,
Enseignant provisoire.

Aiguise ton discours mais verrouille ton cour
Sinon tu porteras le deuil
Des élèves, ces enfants laissés sur le seuil.
Un passant ingrat, tu demeures.

Tu apprendras enfin, même sous les huées,
L'art de combler les heures, mais,
S'envolera au fil de ces lentes années,
A jamais le goût d'enseigner.

Ombre, fantôme, usurpateur ?
Tu voulais être professeur .
Tu n'en as plus que l'air :
Tu es TZR.

A.J.

Posté par Avangion à 16:47 - Témoignages - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


29 février 2008

Témoignage perso

«Bonsoir,
Je suis la TZR de Lille qu'on forcée à rejoindre un CDI, près de Maubeuge. Je ne suis toujours pas passée au Tribunal Administratif, ils ont refusé le référé et voilà qu'on me suggère de remplacer un collègue en Lettres Classiques, qui pète les plombs notoirement depuis 20 ans (et qui ne reçoit pas de mise en demeure, lui !). L'administration a demandé une inspection exprès, on veut donc lui enlever ses classes donc on veut pas échanger. Les Principaux y sont allés au bluff : puisque j'ai passé l'agreg, je dois enseigner le latin (le grec, pas possible, je n'en ai jamais fait !). sauf que dans l'agreg interne, il faut chercher le latin, il n'y en a point !! J'ai donc argumenté. Les Principaux ont parlé des Inspecteurs, de l'agrégation, ensuite des certifiés qui faisaient aussi du latin (ben oui les TZR). Alors j'ai dit que comme j'attendais pour passer au TA, je ne me voyais pas passer du CDI au Latin ! Les Principaux ont admis la chose mais me laissent
jusqu'à demain pour répondre. Ils ont demandé à une collègue en poste fixe, qui a aussi passé l'agreg interne, si elle voulait faire du latin, elle a refusé. Les Principaux ont conclu l'entretien en évoquant une autre entrevue pour la notation administrative et je me suis demandé si ça n'étais pas une nouvelle menace, ou une carotte agitée ?? Je suis écoeurée que l'on s'en prenne encore à moi pourtant, j'ai prouvé que je ne renonçais pas. De nos jours, passer l'agreg revient à récolter des ennuis ou des arguments bidons. »

Posté par Avangion à 13:00 - Témoignages - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 octobre 2007

TZR hors matière et hors de lui.....

Je suis tzr éco gestion dans la nièvre, affectée à l'année en vente. C'est la deuxième année que je ne suis pas dans ma matière. Lycée à 330 km de chez moi, deux aller-retour dans la semaine + une nuit sur place. Résultat : 53 % de mon salaire passe en frais de déplacement. Je me demande si ça vaut vraiment le coup de travailler...
La semaine dernière, convoquée chez le proviseur (que je n'avais pas vu depuis la pré-rentrée...). Le rectorat et lui meme se sont rendus compte que j'étais en sous service (le seul maigre avantage que j'ai cette année !) et que je suis prof d'éco gestion. Donc, un remplacement pour la semaine. Sur une semaine, j'ai donc eu la double casquette : prof de vente et d'éco gestion... Ca veut dire double salaire ???
J'ai dit tout le "bien" que je pensais de la situation à mon cher proviseur : je suis loin de chez moi, sur un poste qui ne correspond pas à mes qualifications etc.... Sa réponse et son leitmotiv : j'ai accepté le poste donc j'assume. Il faudrait presque que j'aille travailler en chantant. Je lui ai un peu cloué le bec en disant que je gardais un oeil sur les offres d'emploi et que dès que je trouve quelque chose, je démissionne, et que je n'ai "accepté" ce poste uniquement pour payer ma sécu et ma retraite.
Je devrais peut être organiser une quete auprès de mes élèves pour payer mon plein de gasoil....
Je tiens le coup je ne sais comment. J'ai déjà pris un arret maladie de 15 jours, je pense que ce ne sera pas le dernier...

Posté par compar à 19:47 - Témoignages - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 octobre 2007

Les ISSR à Rennes

Un courrier du rectorat précise les nouvelles modalités de versement de l'ISSR. Quelques extraits :
1) "Le déclenchement de l'ISSR est effectif à partir d'une deuxième affectation en remplacement dans un établissement différent de son RAD"
2) "L'ISSR est versée pour chaque jour de suppléance effective..."
3) "Le paiement de l'ISSR sera effectué mensuellement, après attestation du chef d'établissement de suppléance de l'effectivité du service fait."
4) Lorsqu'une deuxième affectation déclenchera le versement de l'ISSR, vous percevrez la totalité des sommes dues au titre du premier remplacement, avec le salaire du mois au cours duquel a débuté votre second remplacement".
5) Vous percevrez ensuite les indemnités de suppléance du mois écoulé sur la paye du mois suivant.»

Bien entendu, pas d'ISSR pour un remplacement à l'année (y compris si celui-ci est une succession de suppléances).

Posté par Avangion à 00:52 - Témoignages - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 septembre 2007

TZR en CDI ?

Voici un témoignage venant de l'Académie de Lille :

« Bonjour,

Ancienne contractuelle, je me suis battue pour avoir mon CAPES et j'ai même été admissible à 3 concours la même année. Je ne déteste pas l'idée d'être TZR et d'aller remplacer des collègues ou de changer d'établissement, mais le Rectorat nous manque totalement de respect.

J'ai reçu le vendredi 31/08 dans mon établissement de rattachement (Douchy-les-Mines dans le Nord) un arrêté pour m'envoyer dans un CDI, au collège J. Brel de Louvroil, toute l'année. J'ai contesté en citant notamment le décret de 1980 et ne me suis pas présentée au collège que j'ai averti par téléphone et par courrier.
Un délégué syndical est allé au Rectorat plaider ma cause en vain. Il m'a dit de  demander un recours gracieux au Recteur, ce que j'ai fait directement et par voie hiérarchique. On croit rêver, je demande l'autorisation d'enseigner les lettres !! Mon établissement de rattachement a reçu hier soir un Fax qui ressemble à une mise en demeure avec contestation des décrets cités (« on ne me demande pas d'être documentaliste mais d'ouvrir et de fermer le CDI »). Et j'ai de la chance, on ne m'autorise qu'à 18 heures !! J'attends la réponse pour le recours gracieux puis j'entame une procédure au tribunal administratif.

Cordialement. »

Posté par Avangion à 10:42 - Témoignages - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 juin 2007

Délai pédagogique de deux minutes…

Bonjour,

Nouveau sur le forum, je tenais à faire partager une expérience récente.
Après un remplacement de 8 mois dans mon collège de rattachement, puis 1 de plus en LP, me voilà de retour aux nouvelles. Rien dans mon casier. Jusque là tout va bien. Passage au secrétariat : «Ah ! justement, voici un fax du rectorat pour un remplacement de 3 semaines.» A partir de là, ça va moins bien. «Vous n'avez qu'à appeler l'établissement pour savoir ce qu'il en est».
Bon, c'est parti (il est 15h30, précision utile pour la suite, on le verra).
– Bonjour, je suis le TZR
– Ah bien, ne quittez pas je vous passe le ppal adj […]
– Bonjour, oui effectivement. Ca commence demain, pouvez-vous venir maintenant ? (70 km de distance tout de même, 15 h 30)
– Euh, non, je ne pense pas.
– (Contrarié) Bon très bien, demain matin alors, je vous faxe l'EDT, RDV demain 9 h 30. Vous commencerez avec des 3èmes.
– Euh, tout de suite ? Sans voir les cahiers de texte, ni connaître l'établissement, en général on nous laisse du temps, etc.
– Oui, oh "ce n'est certainement pas la première fois que vous prenez une classe au pied levé" (sic) ?
– Non, justement c'est pour cela que que je voudrais pouvoir préparer.
– Bon, bon, RDV demain 9 h 30, on verra ça
 
Le lendemain matin...
 
– Bonjour, c'est le pigeon
– Ah oui, bonjour M. Pigeon. Alors voilà, les 3èmes sont dans la salle, ils vous attendent impatiemment avec un surveillant.
– PARDON... ?! Confused ça me semble un peu compliqué...
– Comment ça compliqué ? Vous avez eu le temps de préparation hier après-midi, n'est-ce pas ?
– Oui... si on veut... mais je ne sais pas où ils en sont
– (Regard fatigué) Oui, mais la collègue vous a laissé des documents.
– Certes, mais 20 secondes pour les consulter me semble un peu juste… il faut au moins que je fasse des photocopies.
– (Regard exténué) Ah, oui, vous n'avez pas de photocopies non plus…
                              (non désolé, pas de photocopieuse chez moi !!! mais je vais y penser)
– Ecoutez donnez-moi vos feuilles, on vous les fait. En attendant c'est au deuxième étage, ils vous attendent M. Pigeon.
– Ah ! Et les listes de classes ?
– Dans les cahiers de texte.
– Et les clés des salles ?
– La première est ouverte, on la fermera après votre cours.
 
Me voilà parti. Bien-sûr j'avais de quoi travailler, question d'expérience. Mais je pense donc avoir battu le record du monde de délai pédagogique toute catégorie : 2 minutes en tout et pour tout entre mon arrivée au collège et la prise en main de la classe.
 
Voilà juste une expérience que je tenais à faire partager. Edifiant n'est-ce pas ?
 
Pigeon de l'académie de Caen, établissement de l'Orne (je n'en dirai pas plus pour l'instant)

Posté par Avangion à 09:33 - Témoignages - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 mai 2007

Petite histoire d’une TZR en esclavage

Je suis TZR sur 2 établissements de 2 communes non limitrophes. Je travaille six jours, du lundi au samedi : je fais 12 h au collège S. à C. (4 classes), 5,5 h au collège C. à J. (4 classes). S'il n'y avait que C., cela irait, mais avec J., je n'en peux plus physiquement et moralement. Je suis en sous service donc ma décharge horaire ou heure sup n'existe pas.
On me prend pour une boniche à J., pour 5 h30, j'ai 4 classes : une 5e en HGEC (3h), deux 4e en éducation civique (1 h) et une 6e en éducation civique (0,5h). Il n’y a aucune continuité pédagogique pour ces classes. J'y vais 3 fois, souvent pour une heure (j'ai plus de transport en commun : près de 2 h aller retour).
A la fin du premier trimestre, j’ai été malade (grippe). Les notes devaient être rendues cette semaine là, mais je ne savais pas qu’il fallait un code donné par la principale de J.. Personne ne me l’a dit. Quand je reviens le lundi, une classe avait conseil de classe ce jour là, le principal adjoint ne connaissait pas mon code, ne s’est même pas rendu compte que mes notes n’y étaient pas. J’ai fais une liste papier et la principale m’a donné le code, j’ai fait deux classes, les plus urgentes, sur l’ordi de la salle des prof. Ce que j’ai dit à la principale. Le mercredi chez moi, je fais les deux autres classes que j’envoie par mail. Quelques temps plus tard, elle me dit qu’il faut une liste papier de notes car le mail envoyé était vide. Je suis débile, j’envoie des mails vides ! Je lui dis que lundi, j’amène ma clé USB avec le fichier. Le lundi, personne. Quelques semaines plus tard, les 6e me demande pourquoi il n’y a pas de notes d’EC sur le bulletin, alors que ces notes ont été rentrées sur l’ordi  de la salle des prof. La politique est de mettre des bonnes notes aux élèves. Mais, avec moi, ils ne font rien, ils ont donc des sales notes (je fais les mêmes devoirs dans les 2 collèges, J. est de loin le plus mauvais).
Les élèves n'en ont rien à faire de l'EC, je les vois une heure par semaine. Souvent, ils provoquent un vrai bordel et n'ont pas leur carnet. Quand j'en exclue, certains me sont renvoyés. Ils sont d'une arrogance insupportable, je fais des rapports, il ne se passe rien. Je colle en vie scolaire, je n'ai pas de retour de la colle. J'ai demandé le 1er samedi de janvier à la principale de changer l'emploi du temps car physiquement je n'en peux plus. Je suis malade à répétition. Elle m'a ri au nez en disant que je devais trouver une force intérieure pour faire l'année et s'est mise à raconter ses débuts de MA en lycée pro. Aucune info n'est transmise (ex: les codes pour télécharger et entrer les notes ne m'ont pas été donnés). J'ai l'impression d'être invisible en salle des prof !
Le 13 mars, la principale de J. me coince en salle des prof pour connaître les motifs de mes absences, suite à des lettres de parents faisant le décompte erroné de mes absences. Je lui dis que je suis à bout, je n’en peux plus de travailler six jours. « Comment ferez-vous l’an prochain ? ». Je lui réponds que je ne travaillerai pas six jours. « Et si je vous faisais passer devant le médecin académique, je vais y réfléchir ».

Samedi 17 mars, début de la grève du samedi sur le 2e collège.
Le lundi 19 mars, la principale ne me croyait pas quand je lui ai dit que j'étais en grève contre les décrets Robien samedi 17 mars. Pour elle, j’aurais pu prévenir. L'impact a été faible, mis à part insister sur le fait que je sois une tire flanc. Par contre, j'avais une heure de cours : un gamin m'a fait chiée en refusant de faire le contrôle. Au bout de quelques provocations, je l'exclue; il refuse de sortir, j'envoie une gamine à la vie scolaire chercher quelqu'un. Le CPE m'a fait répondre «que je devais gérer». L'élève a fait le bordel, j'ai fait un rapport. Après le cours, je passe à la vie scolaire en rogne :  CPE absent, je laisse le rapport. Le 26 mars, la goutte d’eau a fait déborder le vase : je suis allée voir le CPE. Mes exclusions sont intempestives pour lui. Je lui réponds qu’un gamin qui refuse de faire le contrôle, qui balance le sujet, qui perpétuellement bavarde, perturbe ses camarades qui essaient de faire le contrôle, qui refuse de donner le carnet, c’est intempestif ? Oui, pour lui, je dois lui proposer des exercices appropriés pour qu’il s’épanouisse, c’est dans la mission du professeur et il la cite. (c’est un pseudo surdoué) J’ai compris qu’il ne voulait pas changer d’avis. Je dis qu’en tout cas, je ne prenais plus le gamin tant je n’avais pas d’excuses écrites. Je n’ai pas eu le temps de finir, il m’a répondu que je n’avais pas le droit, que si les parents attaquent, je serais en tort, mais je peux prendre le gamin à part pour discuter avec lui, blabla. Je ne l’ai pas laissé finir, je suis partie en disant « mais bien sûr ».
Le gamin est arrivé en retard comme souvent, je lui demande des excuses écrites pour moi et toute la classe. Il me rétorque, bien quoi, qu’est-ce que j’ai fait ? Je le place seul pour qu’il ne bavarde pas : il n’a pas arrêté de bavarder. Quand je le rappelle à l’ordre : « quoi, qu’est-ce qui y a, toi ? » insolemment. C’est constamment cela depuis janvier et rien n’est fait malgré mes nombreux rapports. Il n’a jamais son carnet, refuse de le donner. A part cela, il faut les garder et ne pas exclure intempestivement ! De plus, il s’est cassé le bras, alors il ne fait aller que sa langue. Je suis à bout, je n’en peux plus de J. : le gamin se sait impuni et en joue, cela devient du n’importe quoi.
L’esclavagisme, j’ai ai marre : pas de droit du travail dans EN, se laisser répondre insolemment, laisser impunis les élèves.

Le 30 avril, J. est en train de me créer de grosses emmerdes.
Ce midi, je quitte C. pour prendre le bus à 12 h 45 pour rejoindre J. Je poireaute longtemps, le bus n'est passé qu'à 13 h 20 (3 bus supprimés). J'ai demandé un justificatif aux contrôleurs du bus. L'un d'eux m'a fait un mot pour justifier le problème de la ligne 281. J'appelle J. pour prévenir que je serai en retard dans un premier temps puisque j'étais toujours à l'arrêt de bus, puis pour annoncer que si j'arrive, il sera 14H30, c'est-à-dire la fin des cours, donc je ne viens pas. Je rentre chez moi.  Vers 15 h 30, le téléphone sonne, la principale de J. me demande pourquoi je ne suis pas venue cette après-midi. Je lui réponds que c'est à cause du bus. Elle m'annonce qu'elle fera décompter une journée de grève pour cette après midi, car rien ne m'empêchait de venir m'excuser pour le retard auprès à 14 H 30 (est-ce normal, légal ? doit-on s'excuser, j'ai prévenu par téléphone). Elle m'avait convoqué dans son bureau à 14 H 30 apparemment. Elle voulait savoir pourquoi j'étais absente les samedis. Elle me dis que je suis au service de l'EN, et non pas l'EN à mon service. Elle m'annonce que des parents ont fait passer une lettre de protestation en CA le 14 mars contre mes absences. Je lui réponds que j'étais en grève contre les décrets Robien (la grève a commencé après). «En 30 ans, je n'ai jamais vu cela. Je suis commissaire paritaire, quand on mène une action syndicale, on en informe les collègues, la direction. Vous pouvez prévenir quand vous êtes en grève. Comment allez-vous justifier vos absences auprès de vos élèves?». 
Elle me convoque jeudi à un entretien préliminaire avant d'entamer une procédure disciplinaire, me disant que je connais la procédure (je lui demande quelle est la procédure, je ne la connais pas ; elle ne répond que j'ai des devoirs, les droits on verra après), que je peux être assistée d'un témoin syndiqué de l'établissement. Je ne sais pas qui est syndiqué dans l'établissement. «Normal, vous n'êtes jamais là, vous ne pouvez pas savoir». Ce n'est pas une conversation courante entre collègues: tu es syndiqué ou pas ? Pas de personnes extérieures à l'établissement. Bref, au sortir de cet entretien, elle entend que je m'engage à ne plus être absente, et à faire un calendrier de rattrapage des cours manqués pour ne pas faire de rapport à la DRH.
Le 1er mai, je rencontre une responsable Snes. Le 2 mai, réunion des TZR en colère, message de la responsable Snes. Bilan : changement du rendez-vous. Lorsque j’appelle le jeudi matin, entre 8h et 9h, la principale n’est pas là, donc j’ai laissé un message : rendez-vous pour le vendredi 4 après midi à 15h avec la responsable du S1 de J., et Julien, responsable TZR Snes.

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02 avril 2007

Grève du second établissement

Gaëlle D., TZR histoire-géographie 94, a décidé de se mettre en « grève du 2e établissement » ce qui, pour elle, équivaut à ne pas se rendre dans son 2e établissement le samedi matin (couverte par les préavis Snalc et Sud concernant le décret et les mouvements locaux normalement – point juridique à consolider pour éviter les ennuis) : avec un emploi du temps sur 6 jours, des établissements bien éloignés, une fatigue qui a entraîné des arrêts de maladie à répétition, c'est la seule solution viable qu'elle ait trouvée.

Alors que de nombreux TZR vivent, ont vécu, vont vivre, des situations de même nature, alors que le décret de Robien vient généraliser la possibilité de rencontrer une situation aussi difficile pour tous les collègues (compléments de service hors commune désormais légaux pour les postes fixes), on peut se demander si cette forme d'action n'est pas, en plus de permettre la survie, légitime.

Des modes d'action de soutien sont actuellement étudiées.

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01 avril 2007

Un mail d'une TZR en colère

« Bonjour,
voici la copie d'un mail que j'ai envoyé au snes ainsi qu'à tous mes amis, et qui peut-être vous intéressera.

Je suis TZR de Lettres modernes rattachée à Lauzerte (82). Je tiens à vous faire part de la manière dont le rectorat se conduit, pour la petite histoire… 
J'effectue actuellement un remplacement de 4h, jusqu'à la fin de l'année, hors zone, au lycée Raymond Naves à Toulouse, soit à 94,11 km de mon RAD. Le collède Ingres de Montauban, ville où je réside et qui est
dans ma zone, m'a appelée mercredi dernier, 28 mars, pour un remplacement de 6h (stagiaire sur le départ) à partir de la rentrée. Je me réjouissais d'être enfin en poste dans ma zone, qui plus est à côté de chez moi. J'ai déjà travaillé dans 7 établissements depuis un an et demi que je suis dans l'académie, tous à peu près à une heure de chez moi. Le lendemain, alors que j'allais me présenter au collège d'Ingres pour prendre connaissance de mon emploi du temps et voir la personne que je remplace, afin de pouvoir préparer les cours à l'avance et non la veille pour le lendemain, comme à l'accoutumée, le collège m'a rappelée en disant que le rectorat avait finalement choisi une autre TZR, rattachée à Caussade où elle travaille officieusement avec les primo-arrivants, collègue qui ne souhaite pas aller à Montauban car elle va laisser les primo-arrivants sans professeur. En accord avec le collège d'Ingres, j'ai donc ce matin, vendredi 30 mars, appelé le rectorat afin de proposer mes services, alléguant la proximité du collège avec mon RAD (4 euros de différence pour les ISSR par rapport à ma collègue de Caussade), la complémentarité des emplois du temps, et surtout le fait que le stagiaire qui quitte son poste part demain en Grèce : en vue de la continuité pédagogique, il est donc urgent de le rencontrer. Ce qui laisse également au remplaçant la possibilité de préparer son travail pendant les vacances. Au bout d'une heure et demie, j'ai fini par pouvoir joindre la personne concernée au rectorat.
Evidemment ma démarche est restée sans effet, m'a-t-on dit pour raisons de service, le rectorat préférant me garder pour un remplacement plus conséquent, ce que je peux comprendre malgré mon dépit selon leur logique. Sans effet ? pas tout à  fait... Dix minutes après mon coup de fil au rectorat, avec une rapidité jamais vue jusqu'alors, j'ai reçu un coup de fil d'un établissement à Albi demandant mes services, sur proposition du Rectorat. Il s'agit donc de m'envoyer compléter mon service hors zone, dans un établissement se situant à 112,97 km de mon RAD, distant lui-même de 75,33 km du premier établissement où j'enseigne. Vous avez dit punition ? »

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24 mars 2007

Un témoignage intéressant de l'Académie d'Amiens

Un camarade CPE de l'académie d'Amiens a envoyé la lettre intéressante

« Je me permets de faire appel à vous car je voudrais contester une décision d’affectation me concernant.

CPE TZR sur la zone de XXXXXXX depuis la rentrée 2005, mon rattachement administratif est le Collège Z. à B.  J'ai obtenu début juillet 2006 un arrêté rectoral me précisant que mon établissement de rattachement est le même que l’année dernière (ce qui est tout à fait normal puisque théoriquement le RAD ne devrait pas changer d’une année sur l’autre, ce dernier déterminant la résidence administrative du TZR...).
J’effectue donc ma semaine administrative au Collège Z à compter du 28 Août et le 31 août, le rectorat me contacte au collège pour me proposer une affectation à l’ année au LP Y. à W. (établissement qui n’est pas dans ma zone). Dès le départ, cela ne m’enchante pas et on me laisse entendre que si je refuse, il faut que je fasse un courrier précisant les motifs de mon refus. J’en conclue donc que je peux refuser. On me propose alors de garder mon rattachement à Z. et un demi poste à l’année à W... Résultat, le même soir, j’ai un message sur mon portable « confirmant » mon affectation à l’année au LP Y à W… Alors plusieurs questions se bousculent : une AFA en dehors de ma zone est-elle légale ? qu’en est-il de mon RAD (d’autant plus que j’ai signé les PV d’ installation le 1er septembre au collège Z.) ?

Lorsque le principal du collège Z. téléphone au rectorat, on lui a dit qu’il n’a plus à me gérer… donc, mon RAD n’est plus Z. et devient donc Y… Alors que je suis titulaire sur la zone de XXXXXXXX, c’est un établissement en dehors de ma zone qui devrait me gérer… cela ressemble donc à une mutation d’ office…

En ce qui concerne l’ AFA hors zone, les choses semblent claires puisque le Tribunal Administratif d’Amiens à jugé irrecevable la décision d’envoyer un professeur en AFA en dehors de sa zone de remplacement. On dit clairement que les remplacements hors zone ne peuvent être que des remplacements en cours d’ année et ce avec l’accord de l’ intéressé... De m’affecter à l’ année à W., alors que je réside à B., qui est, je le rappelle ma résidence administrative, n’ a que pour seul but de me priver des indemnités (ISSR) ; ce qui signifie que je me rends à W. sur mes propres deniers et que je mets ma voiture à disposition de l’administration...

En résumé, non seulement on raye mon RAD mais on m’envoie sur un poste à l’année, en dehors de ma zone, et ce sans la moindre compensation financière. En outre, cette affectation n’a pas été évoquée lors du dernier groupe de travail fin août et c’est là, que subitement on « découvre » un poste à l’ année à W, alors que ce poste existait déjà en juin. Je vous avoue que la pilule est un peu dure à avaler tant professionnellement que financièrement...
Je ne suis pas contre le fait d’aller à W. pour effectuer un remplacement mais pas dans ces conditions... Je ne suis pas « titulaire académique » mais bien titulaire d’une zone de remplacement dans laquelle je voudrais conserver mon établissement de rattachement qui est Z (et là aussi il y a jurisprudence concernant le changement de RAD d’ une année sur l’ autre) et faire ce remplacement à W qui se trouve en dehors de ma zone et ainsi toucher l’ ISSR.»

Pour compléter mon « histoire », le médiateur n'a rien trouvé à redire et ne voyait pas ce qui pouvait autant me « chagriner »…

Bref, j'ai fait parvenir un recours gracieux au recteur avant les vacances de la Toussaint (et là, merci Cycnus et le Forum des TZR en colère !) et mi-novembre : révision d'affectation avec RAD antérieur, mon AFA devenant un remplacement et paiement de l'ISSR (proratisée, bien sûr…).

Par ailleurs, et suite à une audience auprès du recteur, dans mon académie (Besançon), c'est officiel pour la rentrée 2007, le RAD est désormais définitif. Beau travail du SGEN en l'occurence.

Posté par Avangion à 11:12 - Témoignages - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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